Rafael c'est qualifié pour la finale en remportant son match face a Nolé 7/5 6/4 6/2 en 2h20.Il arrive en finale sans avoir concédé un seul set, Rafa sera donc moins fatigué que Roger Federer son rival en finale ce dimanche.
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Q. Félicitations, Rafa ! Comment as-tu prévu ton match ? Tout s'est-il passé selon ton plan ou as-tu constaté chez Djokovic, au niveau de sa tactique, des choses que tu n'avais pas prévues ? Tout s'est déroulé selon tes plans ?
R. Non. Je n'avais pas de plan en particulier. Je suis rentré sur le court pour jouer mon meilleur tennis. Je commence à penser à moi. C'est déjà assez difficile de penser à moi. Si en plus il faut que je pense aux autres... J'ai essayé de jouer mon meilleur tennis et de déplacer Djokovic tantôt sur son coup droit, tantôt sur son revers. Je suis très content de mon tennis aujourd'hui. J'ai joué un très, très bon match. J'ai très, très bien commencé. A 5-2, j'ai raté une belle occasion. Après, je suis remonté à 5-5. A 5-5, j'étais très, très concentré. J'ai réussi à remporter le set. Vous savez, revenir de 5-2, ce n'est pas facile. Mais je l'ai fait. J'ai fini le set en jouant très bien. Sur ces trois derniers jeux, j'ai vraiment très, très bien joué. Pour le reste, j'ai eu un bon toucher de balle, tant sur mon coup droit que sur mon revers. Je suis très content de mon jeu aujourd'hui.
Q. Question évidente, vous allez jouer Roger en finale. Est-ce quelque chose que vous attendez avec grande joie ou avez-vous peur ?
R. Toujours la même question. Je vous comprends, il faut bien que vous me la posiez. Pour l'instant, je suis très content parce que je vais en finale. Pour moi, c'est le plus important. Plus tard, je sais que je vais rencontrer le meilleur joueur au monde. Cela devrait être un match très intéressant, une finale du Grand Chelem, sans doute un des meilleurs joueurs de l'histoire. La dernière fois, il m'a battu à Hambourg. C'est sans doute pour cette raison qu'il est le favori.
Q. Rafa, jouez-vous mieux aujourd'hui qu'à pareille époque l'année dernière ?
R. J'ai déjà répondu à cette question au cours des dernières conférences de presse. Tout peut se produire dimanche. Mais je trouve que cette année a été ma meilleure saison sur terre battue de toute ma carrière. Même si je dois perdre dimanche, je défendrai chaque point. Mon tennis est au meilleur niveau cette année.
Q. A l'heure actuelle, entre Federer et vous, qui a la plus belle carrière. Y avez-vous pensé ?
R. Je suis désolé, je n'ai pas compris votre question.
Q. Roger FEDERER est sur la route du Grand Chelem. Vous êtes le seul homme à pouvoir l'arrêter. Qu'en pensez-vous ?
R. Je comprends maintenant votre question. C'est un grand honneur et un grand plaisir de rencontrer le plus grand joueur de tennis à l'heure actuelle. Cela étant, je veux simplement penser à cette troisième finale de Roland Garros que je vais jouer. Je veux simplement me dire qu'il faut que je joue mon meilleur tennis. C'est la seule façon pour moi d'avoir des chances. Je sais que ce sera non pas impossible, mais très, très difficile. Il joue très bien, il a beaucoup de confiance. Je ferai de mon mieux.
Q. Aujourd'hui, Rafa, vous avez eu des coups absolument fantastiques. Parmi tous ces coups que vous avez joués, certains vous ont-ils donné plus de plaisir, vous ont-ils surpris vous-même ?
R. C'est vrai que j'ai joué de bonnes balles aujourd'hui. Je suis content de mon jeu en général. J'ai bien joué. J'ai beaucoup couru, j'ai fait de beaux passing-shots. Je ne peux rien dire d'autre. Le tournant du match a été à 5-2, 30-0. Là, je suis bien revenu.
Q. Vous avez une très forte personnalité sur le court. On vous reconnaît grâce à votre short plus long. Envisagez-vous de changer ?
R. Tout ce que je peux vous dire, c'est que je ne vais pas jouer avec le même short pendant toute ma carrière. Un jour ou l'autre, je vais changer. Pour l'instant, je ne sais pas.
Q. Peut-être cette année ?
R. Vraiment, je ne le sais pas. L'année dernière, j'ai changé, rappelez-vous. Après ce tournoi, j'ai joué avec un autre short pour les autres tournois. Cette année, je suis revenu ici avec un short long. Après le tournoi, ici, j'ai joué avec un short de basket bizarre. Celui-là est plus confortable.
Q. Il était plus court de combien ?
R. Plus court de 7,5 cm. (Rires). Je n'en sais rien !
Q. Rafa, quand Pete Sampras jouait contre Andre, il disait qu'il se réveillait plus tôt le matin et se disait : "Je vais jouer Andre." C'était un jour différent de jouer Andre parce qu'ils étaient rivaux. Vous êtes le rival de Roger. Vous sentez-vous différent ? Etes-vous plus nerveux, plus excité ? Est-ce plus amusant, plus excitant de jouer contre votre plus grand rival ?
R. C'est toujours difficile d'aller se coucher la veille de ce type de match contre Roger. J'ai du mal à trouver le sommeil parce que je vais jouer la finale de Roland Garros, que je la joue contre Federer ou qui que ce soit d'autre. Evidemment, on se repasse tout dans la tête. C'est le match qu'il faut gagner. Evidemment, avant de se coucher on éteint son téléphone parce qu'on ne veut pas se réveiller trop tôt. Si on est réveillé par le téléphone, il est impossible de se rendormir. J'essaie de rester calme. Jouer une troisième finale, cela aide un peu. Cela étant, je sais que ce sera un match très difficile pour moi. Comme je vous le disais, quand je rentrerai sur le court, tout ce qui m'importera sera de jouer mon meilleur tennis. Si je perds, je perds.
Q. Désolé de revenir à votre histoire de short. Ces shorts sont-ils importants ?
R. Je n'en sais rien, je suis à l'aise avec. C'est une longueur différente, je me sens à l'aise.
Q. Il n'y a pas d'autres raisons ?
R. Non, non, non ! Je ne vois pas.
Q. Rafa, toute la semaine, vous avez dit que Federer était le meilleur joueur au monde. C'est vrai sur les autres surfaces. Nous, les médias, pensons que sur terre battue vous êtes le meilleur joueur au monde. Cela fait-il partie de votre tactique pour vous retirer un peu de votre pression que de dire que Roger est le favori ?
R. La pression, je ne la retire pas en disant que c'est le favori. Quand je rentre sur le court, je ne veux pas simplement me dire que Roger est le favori. Je veux simplement jouer la finale. Il se trouve que c'est lui qui va jouer contre moi. Cela étant, rappelez-vous, il m'a battu sur terre battue à Hambourg, la dernière fois. Il a atteint la finale à Monte-Carlo, la finale ici. Il m'a battu à Hambourg. Il joue très, très bien sur terre battue. Tout ce que je sais, c'est que cette année, sur terre battue, j'ai plus de points que lui. S'il me bat dimanche, ce sera différent. Federer est quand même un joueur absolument extraordinaire. C'est pour cela que je considère que c'est le favori.
Q. Rafa, un match au meilleur des 5 manches ici, ce n'est pas à votre avantage par comparaison à un match au meilleur des 3 manches ?
R. Je vous dirai cela après le match. Pour l'instant, je ne sais pas.
Q. Rafa, vous dites que Roger est le meilleur joueur au monde. Pensez-vous qu'ici ce soit vous le meilleur ? C'est votre terrain ici ? Etes-vous le meilleur au monde ici ?
R. J'ai gagné ici, effectivement, mais il a fait de très beaux résultats ici également.
Q. Mais c'est vous qui avez gagné les deux dernières fois. A ce niveau là, vous êtes meilleur que lui. Etes-vous prêt à l'admettre ?
R. Oui, et puis j'ai gagné 51 matches sans perdre jusqu'au match de Hambourg. Tout peut se passer. Je veux rester calme, jouer un beau match. Dire qu'il est le favori, je suis le favori, peu importe véritablement. Le favori est toujours le même, celui qui joue mieux que l'autre, qui gagne le match de dimanche, qui brandit le saladier à la fin du match. C'est lui, le favori.
Pour l'instant, il est numéro 1, pour moi c'est toujours lui le favori avant le match.
Q. Rafa, si Roger joue comme il a joué à Hambourg et qu'il joue aussi bien qu'à Hambourg, cela va t-il être aussi efficace à Paris qu'à Hambourg ?
R. Oui, bien sûr. Il a joué une excellente finale à Hambourg. J'ai eu mes chances au premier set. Un peu au début du second. Après, il a joué un excellent tennis, un tennis très agressif. Il a été dur. Vous savez, vraiment, tout peut se produire dimanche.
Q. Rafa, avez-vous constaté qu'il s'améliorait à chaque fois que vous l'avez joué sur terre battue ?
R. Là-dessus, je n'ai pas d'opinion. Il m'a effectivement battu à Hambourg. Je l'ai battu 6-4 6-4 à Monte-Carlo. A Monte-Carlo, à la conférence de presse, tout le monde me disait : "Que se passe-t-il ? Vous avez très bien joué." L'année précédente, j'avais gagné également. Mais, à Rome, cela a été un match très serré. Il s'améliore, je ne sais pas. Mais je ne deviens pas pire. Je joue de mieux en mieux. D'un mois sur l'autre, il est très difficile de dire si on s'améliore ou si on ne s'améliore pas. Si je rentre sur le court dimanche sans jouer mon meilleur tennis, je vais perdre. Si je joue bien, cela ne veut pas pour autant dire qu'il joue mal. Et vice-versa. C'est mon opinion.
Merci de poser vos questions en espagnol, parce que je n'arriverai plus à dire un seul mot en anglais maintenant !
Q. Rafael, cela a été un match très difficile. Tu as très bien résolu la question. A quel moment as-tu pensé qu'il pouvait t'échapper. Quand vous avez fait 5-5 au premier ?
R. Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour faire cela. J'ai fait le break lors de ce jeu là. Je ne peux pas penser si le match va m'échapper au premier set. Un match est très long. En plus, sur terre battue. Je peux penser que le premier set peut m'échapper, mais j'essaie toujours de penser comme s'il ne s'était rien passé jusque là. On était à 5-5, puis remonté à 5-2. Lorsque le jeu commence à 5-5, il faut l'envisager avec tranquillité.
Q. Rafa, comment vois-tu cette finale que tout le monde attendait, toi contre Federer, ici, à Roland Garros ? Différente de celles de l'an dernier ? Identique ?
R. Je ne me souviens pas des sensations de l'année dernière. Je ne peux pas comparer. C'était un match beau pour lui, pour moi, pour tous les gens qui étaient là. C'était une finale de Grand Chelem, une très belle finale. Je suis plein d'espoir avec une nouvelle finale à Roland Garros.
Q. Ici, c'est la finale que nous venons voir. Est-ce la finale que tu viens jouer ?
R. Non, je suis venu jouer un tournoi à Roland Garros, essayer d'arriver à cette finale. Je l'ai déjà dit, j'ai essayé d'arriver au début du tournoi. J'ai dit que, si j'étais en finale, je serais ravi. Il est important d'être à Roland Garros en finale. Je suis content d'y être arrivé. On verra ce qui se produira dimanche.
Q. Federer, crois-tu qu'il est en train de jouer le match de sa carrière, qu'il a beaucoup de pression ?
R. Oui, pour lui c'est un match très important pour sa carrière, également pour la mienne. Mais je suis plus jeune que lui, je ne joue pas pour le Grand Chelem, alors qu'il se bat pour cela. C'est un joueur qui a beaucoup d'expérience pour des matches de ce type. Nous verrons ce qui se passera dimanche. Je suppose qu'il vient avec de bonnes sensations. Il a joué un match difficile contre Davydenko. Il a montré beaucoup de confiance. Ce sera un match spécial.
L'année dernière, il était dans la même situation n'est-ce pas ?
Q. Rafa, au deuxième set, tu t'es sauvé d'un break avec un ace. C'est un peu le moment clé pour toi ?
R. Non, pour moi c'est normal ! (Rires).
Effectivement, quand j'ai des moments où je joue très ouvert, pour essayer de m'en sortir je sers gagnant. Cela sort bien. Plutôt que d'essayer un second service et de lutter. J'ai la chance de terminer en gagnant un jeu important pour le développement du match. On ne sait jamais ce qui peut se passer, mais c'était la tendance.
Q. Rafa, lorsqu'on t'a demandé si tu préférais que Federer existe ou pas, tu as répondu "non". Préfères-tu Federer ou un autre qui représente moins d'opposition pour ton troisième championnat ?
R. Je préférerais que ce soit quelqu'un d'autre que Federer, qui est le meilleur. Il est idiot de penser que... Il est le meilleur du monde. J'essaie toujours de gagner à Roland Garros.
Q. Rafa, on te voit sourire fort peu sur le court. Tu le réserves pour après ? C'est la pression ?
R. Je ne le sais pas. Je ne vois pas beaucoup de gens qui sourient sur le court. Tu n'es pas là pour sourire, mais pour être concentré et faire le mieux que tu peux.
Q. S'agissant de ton anglais, tu arrives à un niveau incroyable.
R. Oui, oui. J'essaie de me débattre. Je lutte.
Q. Ce 5-2, lorsque tu es en haut, vu avec froideur et recul, qu'en penses-tu ? Dès le départ, il a donné des coups d'enfer.
R. Non, pas des coups d'enfer dès le premier set. J'étais 0-30, 30-15. Le 30-15, du 5-2. J'ai eu un bon service, la balle en est restée en l'air. J'ai mal choisi l'endroit pour mon coup droit. Puis j'ai joué un bon coup. Il en avait besoin. 5 à 3, 15-40. Il a bien servi. Avec le 5-4, tu arrives avec un peu plus de tension. Puis j'ai fait le break. J'ai remonté pour terminer le set. Lors de ce jeu, il aurait pu se produire n'importe quoi. J'avais 30-15 vers le 0-30 A. N'importe quoi aurait pu se produire à ce moment-là. Heureusement, il ne s'est pas produit ce que je n'aurais pas aimé.
Q. A 5-4, service, 40-0, 40 A. Que s'est-il passé ?
R. Je ne le sais pas. J'ai perdu 4 points de suite. Après ce qui m'est arrivé au premier set, tu ne sais pas ce qui va t'arriver au deuxième set. Quand cela t'arrive une première fois, tu fais attention à ce qui arrive la deuxième fois. C'est la même chose qu'avec Djokovic. C'est un peu mental. Cela t'arrive une fois. Normalement, si tu as une mauvaise chance, cela se reproduit. Avec 40-0, cela veut dire que j'ai un service. L'autre tape sur la balle, la balle sort. Cela ne s'est pas produit. C'est très bien, mentalement cela a été un point important, 5-5 au premier set. J'étais mentalement tout à fait bien, là, à 100 % très concentré. Je luttais pour y arriver. Au deuxième, j'ai eu la chance d'avoir le bon ace, permettant de me sortir du set comme cela.
Q. Ton ami Fracaso, qui est venu te voir, dit que tu vas gagner. Ton oncle dit 50-50. Qu'en penses-tu ?
R. Je l'ai déjà dit 1000 fois. C'est le favori. Je vais essayer de jouer mon meilleur tennis. De cette façon, j'aurai la possibilité de gagner. C'est le numéro 1 à l'heure actuelle. J'ai beaucoup de respect pour lui. Nous verrons ce qui se produira dimanche. Il a beaucoup de confiance. Il a disputé un bon tournoi. Nous verrons ce qui se passera dimanche.
Q. Rafa, je ne sais pas si tu suis le tournoi féminin. Que penses-tu du jeu de Justine Hénin ?
R. Je ne connais pas très bien le tennis féminin. Hénin est une joueuse différente des autres, plus complète.
En tant que joueuse de tennis, c'est celle que je préfère. En tant que joueuse de tennis... (Rires).
Qu'allez-vous interpréter là ?
(Rires).
Je jure que je ne l'ai pas dit pour cela !
(Rires).
C'est votre faute, pas la mienne. Je le disais simplement parce que, vraiment, elle peut avoir un revers coupé, elle a plus de mobilité pour les angles. Elle joue droit-. C'est tout.
Q. Demain, tu as un peu peur que le public soit plutôt du côté de Federer ?
R. Pourquoi ? Non. Peut-être que les gens veulent que Federer gagne la finale pour qu'il gagne un Grand Chelem ici. Cela fait 2 ans qu'il n'a pas gagné. Je comprendrais que les gens soient pour lui. Je n'ai aucun problème à l'accepter. Ici, le public se conduit extrêmement bien avec moi. Je ne pense pas qu'il ne se conduira pas bien. Je viens ici depuis 2 ans. C'est la troisième année. En dehors de l'incident avec Roger, je n'ai eu aucun problème jusqu'à présent.
Q. Federer dit que les balles ici sont plus rapides que dans des tournois auparavant, qu'elles rebondissent très vite, qu'elles sont très rapides. Tu penses que cela peut avoir une influence en tenant compte du fait qu'il aime jouer avec des balles plus rapides ? Penses-tu que cela jouera un rôle dimanche ?
R. Je ne suis pas d'accord avec ce qu'a dit Federer. A Hambourg, la balle était plus lente. A Rome, la balle est rapide. Elle saute vite, elle répond très vite. On dirait qu'elle est vivante. Elle rebondit très, très vite.
Q. La finale serait plus lente sur le court ?
R. J'aimerais bien qu'il y ait du soleil. Je n'aime pas trop les nuages, ce n'est pas très joli. Le terrain est beaucoup plus lent. Il est plus humide, ce qui fait que la balle devient plus lente. Je préfère quand c'est plus rapide sur le court.
Q. Djokovic est sorti désespéré du court, il a dit qu'il ne savait pas comment t'arrêter, te freiner. As-tu d'autres coups préparés pour Federer ?
R. Non, non, non, je ne réserve rien du tout. Je ferai tout ce que je pourrai.
Q. Tu as dit dans d'autres déclarations précédentes que tu ressens de la pression au premier et deuxième tour et qu'à mesure que tu avances dans le tournoi cette pression diminue. Dimanche, tu vas jouer pour ton troisième titre consécutif ici. Tu vas jouer contre Federer. S'il gagne, il pourrait devenir le plus grand joueur de l'histoire. Ce match ne provoque pas de pression pour toi ?
R. Pourquoi aurais-je une pression ? Je ne vois pas pourquoi. Une pression différente peut-être aux deux premiers jours parce que j'arrive en finale. Je vais récupérer mon meilleur niveau, mon meilleur tennis. Arriver en finale de Roland Garros... Je suppose qu'il doit éprouver la même chose. Quoi qu'il arrive, j'ai joué un très, très bon tournoi. Si je perds en premier et deuxième tour, non. Le tournoi ne serait pas bien. Pourtant, je n'ai pas très bien joué au départ. C'est plus difficile pour moi de jouer au départ.
Q. Tu as dit que ce match était très important pour ta carrière. Que signifie cette troisième finale consécutive pour toi ?
R. C'est une finale d'un Grand Chelem. N'importe quelle finale de Grand Chelem signifie beaucoup pour un joueur. Aucun joueur ne peut mépriser une finale de Grand Chelem. Cela signifie d'avoir les trois coupes à la maison, plutôt que d'en avoir deux et demie. C'est cela, la finale. Ce n'est pas rien pour gagner ! Pourtant, je suis content d'être ici, avec. Je vais me battre comme un lion pour y arriver. Tout au long de ta carrière, quand tu termines, il y a une différence pour gagner la finale. Ce sont des matches importants. L'autre doit ressentir la même chose que moi, même plus que moi. La pression est plus forte pour lui que pour moi. Lui, il joue pour quelque chose qui est beaucoup plus difficile à refaire que de gagner simplement une finale : avoir un Grand Chelem. Moi, j'ai la pression, la tension de vouloir gagner une finale de Grand Chelem. Il a la même et un peu plus. C'est ce qu'il a : essayer de gagner le Grand Chelem de façon consécutive. Chaque finale a son charme particulier